PHILIPPE AMIRAULT

   

 " Faire" me suffit pour observer et sentir ce monde qui, sans cesse nous échappe.  " (...) D'où cette sorte de seconde faim qui nous poussait tous à chercher à nous retrouver par le sortilège du miroir."  R. Antelme, L'espèce humaine.

 Philippe Amirault
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AMIRAULT Philippe: Bleus de Lame 
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Qu'avons-nous à faire de la mondialisation dans nos corps et dans nos émotions? Si l'art parvient à réinvestir les lieux expressifs de la subjecticité, le monde re-tournera autour d'un centre humain dont l'homme, lui-même, s'est décalé. Nous pourrons, alors, à nouveau, regarder ce que Fernando Pessoa nommait " le visage des choses" et " entendre le murmure et l'étrange clarté du lieu indescriptible" des poètes.

La revalorisation d'une subjectivité expressive est un des moyens le plus sûr de reprendre contact avec nous-même. Le face à face, la pénétration et la compréhension des corps sont les seuls garants des générations à venir. Je parle ici de l'engagement humain, artistique ou non, qui nous permettrait de nous inscrire dans la vie. Cette inscription est l'affirmation d'une présence que nous sommes seuls à pouvoir confirmer.

Avons-nous si peur d'y laisser des traces sur cette existence que nous rêvons en douce? Dans l'ombre d'une lumière qui nous touche? Qu'elle nous surprenne, à fleur de peau, nus et bruts comme des enfants, livrés tout entier à nos envies, nos frayeurs et nos sensations. Kokoshka écrivait : " L'homme ne vit pas que de pain ainsi que le dit l'Eglise, mais de simples mots ne le rassasient pas non plus."

Communiquer n'est pas l'objectif fondamental d'une telle image. Montrer, plutôt, ce qui "est " et laisser à chacun le soin de parcourir à son idée. A chacun son récit. Ce genre d'Image-Livre est une liaison, une trame et un billet d'humeur. Elle est l'affiche d'un monde où chacun est acteur et scénariste. Autant dire que son acoustique est celle d'une salle de théâtre et, son volume, visuel, lié au niveau d'attention qu'un spectateur lui accorde. Elle est, dans tous les cas, une forme de littérature qui déborderait du cadre des mots pour devenir une peinture d'écrivain.

Plonger dans le regard d'une absence où l'on se découvre et le monde, soudain, devient comme vierge de soi. Il s'esquisse, autrement, plus vaste et différent, s'organisant autour d'un contour rêvé prenant forme et réalité. Le trait du crayon se charge d'une volonté obscure. Absurde, peut-être. Car sur l'espace d'une feuille, les sens et les directions sont multiples autant qu'incontrôlables.Selon Klee: " ce qui est productif, c'est justement la voie, c'est là l'essentiel, le devenir est au-dessus de l'Etre."

 

C'est un sentiment merveilleux que de sentir deux mondes, aussi étrangers à l'oeil, se rapprocher et s'ajuster à soi et pour soi seul. Quoi de meilleur ni de plus douloureux que d'avoir à revêtir, dans l'instant premier et sublimé d'une chair-alcôve, l'épiderme d'un corps dont nous ne mesurons pas toujours l'ampleur ni l'étendue?

Un reflet témoine d'au moins deux réalités: La réalité de ce qui se laisse voir et celle de celui qui la voit. Pourtant, au regard d'une pensée, l'une et l'autre frôlent l'Extraordinaire. Le regard happe, modifie, ou perturbe l'image. La noyant, l'associant ou l'entrechoquant à d'autres, ensembles, à cause et grâce au Regard, elles éclatent. Multipliant les conflits ou divisant les espaces, elles font émerger, hors de toutes consciences, la proue d'un gigantesque vaisseau fantôme condamné à l'errance.

 Un seul regard peut justifier que l'on se perde. Par ses infinies trajectoires, ne propose-t-il pas la figure d'un abîme dont le sens, précisément, gît dans dinformes et invisibles profondeurs? Il s'agirait, en substance, de voir se réconcilier le Doute et l'Impossible. Mais en considérant cette liaison comme une manière d'abandon, un corps représenté force les yeux à plonger vers le mirage de l'Impossible. L'essence humaine, probablement, se constitue de la nature même de cette quête contradictoire et fertile: celle du temps de notre existence.

Ainsi, nos impasses imposent à nos coeurs de se doubler d'un puits et d'un ciel pour se faire face. Dans le lieu globalement insondable qu'est notre corps, quelque chose, parfois, empoigne et force à nous mettre à l'oeuvre. C'est la Vie. Celle que l'on se représente et dont nous savons ne pas devoir, ni pouvoir, sortir vivants.

" (...) Art qui soulage de la Vie sans pourtant soulager de vivre (...)"           F. Pessoa

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Principe: Peinture et empreinte

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De retour bientôt...Un nouveau clip de Guma Guma en préparation...

Bisous à tous.......    Barbara

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COUCOU TOUT LE MONDE!!!!!!

Les protagonistes

MISTER D

MISTER NIBBLES et MOI

 

SUPERMAN

 

CHRIS de LEWES

ISABELLE BOUDEAU et ELOWAN PARFITT

CANDICE PARFITT

 

And

PHIL PARFITT

au British Museum...

 

BRIGHTON

Entre LEWES et BRIGHTON...Articles à suivre

Et nous revoilou...

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AMIRAULT Philippe: Bleus de Lame
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BARBARA LEZMY - BLEUS de LAME
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Gamra Productions 

 Mister D: Musique originale et réalisation.

Images sources: P.E. Amirault / B. Lezmy


Mister D - BONJOUR CHEZ VOUS (vidéo)
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Observatoire : « Voir d’un œil, sentir de l’autre. » (1)

 

Je m’efforce de naître chaque matin, moi, femme et artiste, dans un feu qui ne cesse de jaillir en moi.

Illuminant jusqu’à la zone caverneuse de ma tête, il dore sensiblement mon univers dans l’espace-temps aussi réduit qu’illimité d’un  autoportrait.

Les lieux de mon microcosme sont chaque fois différents. Colorés, lisses ou ambrés. Mats ou graisseux sous le vernis. En aplat ou lacéré, tout ce qu’il contient n’est que lumière et toute chose, en lui, veut parvenir à la surface. Mais la peau sur le support est pesante.

Tatouée, maquillée ou scarifiée, elle contribue à enfoncer lourdement le corps dans l’image.

 

 

 

 

 

 

Existe-t-il une surface plus profonde que celle d’un visage ?

Celle du regard qui vous projette hors de soi, hors de cette tête qui ne s’est jamais vue autrement qu’à travers un miroir et faisant face à l’inconnu ? L’épreuve inévitable du vis-à-vis est un arrangement d’images agencées entre elles.          

 

 

 

 

 

Et mes autoportraits, résultant d’une suite de confrontations successives, dépeignent, dans l’ensemble, des formes isolées de portraits imagés.

Ce que nous croyons voir d’un côté s’échappe, de l’autre, chaque fois vers l’intérieur.

[1] Klee Paul, Journal, Les cahiers Rouge, Grasset et Fasquelle, 1959 p. 36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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BARBARA LEZMY

height= " L'amour, c'est que tu sois pour moi le couteau avec lequel je fouille en moi."  F. Kafka

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