Lili croque et décompose l'idée de portrait en équation;
Sa famille, ses amis, ceux dont elle envisage les labyrinthes intimes sous forme de plans libres et subjectivés.
Par séries de tracés, d'aplats colorés aux allures géométriques, Lili délivre une réécriture des personnalités. De pleins en déliés, tout s'agence spécifiquement suivant l'espace intuitif et sensationnel ressenti par l'artiste.
Un portrait, suivant Lili, s'élabore comme une architecture d'intérieur. Le but serait de capter la complexité et la singularité d'un individu afin de lui bâtir un espace personnel et privé aussi proche que possible de son image la plus dépouillée.
En leurs dédiant ,ainsi, un lieu choisit dans son propre univers, Lili, d'un élan communicationnel, créée des alternatives à la compréhension d'un être. Aucune fenêtre n'est close. Aucune ligne n'est parfaite. Et tout tend à révéler l'humanité de ceux qu'elle dépeint.
Les portraits architecturés de Lili ne préviennent-ils pas, finalement, des maux liés aux apparences en plaçant, à nouveau, chaque sujet au centre de l'objet de ses attentions, c'est à dire, au coeur de lui-même?
La reconnaissance, ici, semble bien secondaire au regard des sens et de la beauté qui s'offrent aux passants. La porte restant ouverte, pourquoi ne pas entrer?






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