P.E. AMIRAULT : 2005-2006
Je m’efforce chaque matin de naître » dit le peintre.
Et le feu jaillit sans qu’il puisse s’expliquer de quel feu il brûle. C’est dans la zone bleuté de la flamme, la plus active, que se déplace l’univers d’Amirault.
Ses lieux sont chaque fois différents, mats et charbonneux au contact de l’air, lisses et luisant, presque pâteux sous la lumière. Mais l’univers reste le même. Epais comme des ténèbres cristallisées, magmatique et sous pression. Sa peinture est éruptive.
Quelque chose doit parvenir à la surface.
Mais comment ?
La peau sur les os est lourde.
Les corps se crispent et se contractent. Tout effort est volonté.
Mais le silence, strident, fait voler en éclat d’ultimes velléités pour les dissoudre dans les rais d’une lueur lacérée.
Et c’est là que la matière en fusion se solidifie pour former, en surface, un être stigmatisé par la vie.
Beauté, cruauté…Tout n’est que Manque de Temps.
La lumière qui nous façonne nous rend plus vulnérables chaque jour.
Et rien ne semble plus douloureux que d’avoir éprouver, parfois, le désir de son ombre.
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